16 juin 2008
Je vais bien
A mon mari, mon complice
Seule, la vie est un supplice.
Puisque le point est final
Dans l’hiver d’une pierre tombale
Je me nourri du pétillant
Dont débordent les amants.
Ils sont partis à 4 - Ta femme va bien
3 ont survécus - Ta femme va bien
A ma confidente, maman
Plaie béante, ta chaire est en sang.
Viens reboucher les crevasses
De mes pantins d’angoisses.
Ma voix est si fatiguée
De tant crier, de tant hurler.
Ils sont partis à 4 - Ta fille va bien
2 ont survécus - Ta fille va bien
Les questions s’entrent choc
Avez-vous comprit le drame ?
Avez-vous sentit les flammes ?
A l’idée, je suffoque.
A mes deux anges, mes deux bébés
Seule à part soit, comme un oubli.
Toutes ces larmes et tous ces cris
Que personne d’autre ne perçoit
Laissent un goût âcre au fond de moi.
Vous mes deux anges, vous mes bébés.
Ils sont partis à 4 - Maman va bien
Aucun n’est revenu - Maman va bien
Un seul pourtant est reparu.
Celui qui avait trop bu ;
Qui sans l’ombre d’un doute
A voulu prendre la route.
Regarde moi et dis moi
Que je vais bien, si je vais bien.
Regarde moi et dis moi
Combien je vais en moins…
Les questions s’entrent choc
Avez-vous comprit le drame ?
Avez-vous sentit les flammes ?
A l’idée, je suffoque.
29 mai 2008
Si jeune
Mon ami, te voilà parti.
C’est l’éclipse du fruit de la vie,
Me laissant avec mes tords et tous mes remords.
Je ne voyais pas, alors, l’urgence
De te faire cette confidence
De l’amour qui me brûlait
Et qui hurle de regrets.
Et pour un premier baiser
Et pour d’infinis printemps
Pour être avec toi,
comme j’aimerais remonter le temps.
Mes nuits sont sans sommeil,
Les tiennes sont éternelles.
Nous si jeunes et innocents,
Toi si jeune et pourtant…
A l’aube des tes projets,
Tout fuie et s’évapore.
Le chagrin a remplacé
Le décor.
Je ne retiens que ce qui blesse
De nos souvenirs, de nos promesses,
De toutes ces photos glacées, de ce papier froissé.
Le silence est un cri strident.
Ton absence glace mon sang.
Ma vie est à présent en manque de joie.
Mon voeu le plus cher, pour toujours sera
Que le son de ma voix monte jusqu’à toi.
Mes nuits sont sans sommeil,
Les tiennes sont éternelles.
Nous si jeunes et innocents,
Toi si jeune et pourtant…
Sur ta dernière demeure,
Où on ne compte plus le temps,
Je dépose ces fleurs
Pour d'infinis printemps.
Mes nuits sont sans sommeil...
Dernier pas de danse
La peur n’est plus un frein,
plus rien n’est incertain.
Je sors de ma cachette
Pour tout bas dévoiler
Mon idéal’ liberté.
Sans ambages se reflète
Du tiroir à détresses
L’après comm’ une promesse.
Elle apaise nos colères,
Nous éloigne de l’enfer
Et met fin à l’escale
Pour toucher les étoiles.
Quand les barrières s’effondrent,
Diaphane soulagement,
Se perdre dans
La nuit des temps.
Il n’y a rien de cruel.
L’intemporel
Est bien réel.
Sans distinction,
L’abnégation
Est ma raison.
Un dernier pas de danse
pour rompre la cadence.
Du bout des doigts je vous effleure
mais tout s’échappe enfin.
Plus rien ne me retient,j
je suis bien.
L’armure tombe en lambeaux,
je le vois de là-haut.
Tout s’émiette, tout s’effrite.
Je ris.
Ce dernier pas de danse
devient ma délivrance.
Pourquoi tant de tapage ? Un dernier pas de danse
Nous n’sommes que de passage.
Chaque pas qu’on fait nous mène vers
les flammes ou bien sous terre ;
toujours vers la poussière.
Il n’y a pas d’énigme,
l’être se décline
et nous porte dans l’infime.
Mais quand l’âme devient lasse
l’esprit demande grâce.
Il attend patiemment
cette larme d’argent.
Pour répondre à l’appel :
déployer ses ailes,
se perdre dans
la nuit des temps.
Faut-il être aguerri
pour l’accueillir,
pour lui sourire ?
A chaque heure
on se meurt.
C’est mineur.
pour rompre la cadence.
Du bout des doigts je vous effleure
mais tout s’échappe enfin.
Plus rien ne me retient,j
je suis bien.
L’armure tombe en lambeaux,
je le vois de là-haut.
Tout s’émiette, tout s’effrite.
Je ris.
Ce dernier pas de danse
devient ma délivrance.
18 mai 2008
Demain je ne serai plus
Avant l’obscurité,
Fermer les yeux, espérer avoir fait de son mieux.
Une dernière pensée pour chaque personne aimée.
Oublier ces projets, ces désirs inachevés, pas commencés.
Ni le goût ni l’envie de profiter des derniers instants,
En finir tout simplement.
Je ne veux même pas lutter.
Demain je ne serai plus.
Ne pleurez pas, tout fini bien.
Quoi qu’on en dise,
Le plus dur à venir est pour vous qui restez.
A l’heure de vérité,
Insouciant et serein se jeter dans les bras du néant.
D’un pas léger, basculer de l’autre côté.
La vie s’arrête ici, l’accepter et partir.
Se sentir prêt, c’est avoir fait son deuil.
Attendre le dernier battement.
Je ne veux même pas lutter.
Demain je ne serai plus.
Ne pleurez pas, tout fini bien.
Quoi qu’on en dise,
Le plus dur à venir est pour vous qui restez.
