30 mai 2008
Défi au bonheur
Dans le temps, les tempêtes
trop souvent se répètent.
Je m'accroche et trébuche.
Des embûches je m'écorche.
Mes cris sont étouffés,
mais ma peine s'est figée.
Pour un nouveau départ
je m'éclairci la voix,
mais j'n'ai rien à offrir
qui parle d'avenir.
C'est le monde qui s'écroule.
Sur mes joues, la pluie coule.
Plus rien n'a d'importance
depuis la décadence.
Je défis ce bonheur,
conter dans ces ailleurs,
de venir par ici
naviguer dans ma vie.
Juste un peu de ciel bleu.
Silencieux est le voeu.
Je scrute l'horizon
qui sans raison m'occulte.
Lassée d'aucune emprise
sous la lune je m'épuise.
Et cette armure atteste
de mes blessures ouvertes.
Au loin le tonnerre gronde,
la colombe quitte la ronde.
J'ai perdu qui j'étais
dans mes trop pleins d'abcès.
Plus rien n'a d'importance
depuis la décadence.
Je défis ce bonheur,
conter dans ces ailleurs,
de venir par ici
naviguer dans ma vie.
29 mai 2008
L'agassin
Des chemins défaillants
résonne notre désir.
Amertume jouissance
dans l'errance du délir.
Et,
Inondée de lumière,
je n'ai pas voulu voir
qu'il se cachait derrière
un après illusoire.
*Lare a repris ses droits
et mis mon coeur en berne.
Que ce soit quitte ou double,
je perds.
Je n'ai que des plaisirs
de nos amours chimères.
Que je reste *agassin,
tu doutes.
Du foyer en naufrage,
le brasier je dissipe.
Pour crever ce nuage,
dans l'ombre je m'éclipse.
Mais,
Il restera dans l'air
un instant merveilleux.
D'un moment éphémère,
le sel pique mes yeux.
Lare a repris ses droits
et mis mon coeur en berne.
Que ce soit quitte ou double,
je perds.
Je n'ai que des plaisirs
de nos amours chimères.
Que je reste agassin,
tu doutes.
Qu'importe où j'irai,
le soleil brillera.
Toujours l'emporterai,
il me réchauffera.
Ecoute,
Qu'importe où j'irai,
le soleil brillera.
Toujours l'emporterai,
tu me réchaufferas.
*Agassin : dernière feuille de vigne qui ne donne pas de fruit.
*Lare : déesse du foyer dans la rome antique.
Si jeune
Mon ami, te voilà parti.
C’est l’éclipse du fruit de la vie,
Me laissant avec mes tords et tous mes remords.
Je ne voyais pas, alors, l’urgence
De te faire cette confidence
De l’amour qui me brûlait
Et qui hurle de regrets.
Et pour un premier baiser
Et pour d’infinis printemps
Pour être avec toi,
comme j’aimerais remonter le temps.
Mes nuits sont sans sommeil,
Les tiennes sont éternelles.
Nous si jeunes et innocents,
Toi si jeune et pourtant…
A l’aube des tes projets,
Tout fuie et s’évapore.
Le chagrin a remplacé
Le décor.
Je ne retiens que ce qui blesse
De nos souvenirs, de nos promesses,
De toutes ces photos glacées, de ce papier froissé.
Le silence est un cri strident.
Ton absence glace mon sang.
Ma vie est à présent en manque de joie.
Mon voeu le plus cher, pour toujours sera
Que le son de ma voix monte jusqu’à toi.
Mes nuits sont sans sommeil,
Les tiennes sont éternelles.
Nous si jeunes et innocents,
Toi si jeune et pourtant…
Sur ta dernière demeure,
Où on ne compte plus le temps,
Je dépose ces fleurs
Pour d'infinis printemps.
Mes nuits sont sans sommeil...
Dernier pas de danse
La peur n’est plus un frein,
plus rien n’est incertain.
Je sors de ma cachette
Pour tout bas dévoiler
Mon idéal’ liberté.
Sans ambages se reflète
Du tiroir à détresses
L’après comm’ une promesse.
Elle apaise nos colères,
Nous éloigne de l’enfer
Et met fin à l’escale
Pour toucher les étoiles.
Quand les barrières s’effondrent,
Diaphane soulagement,
Se perdre dans
La nuit des temps.
Il n’y a rien de cruel.
L’intemporel
Est bien réel.
Sans distinction,
L’abnégation
Est ma raison.
Un dernier pas de danse
pour rompre la cadence.
Du bout des doigts je vous effleure
mais tout s’échappe enfin.
Plus rien ne me retient,j
je suis bien.
L’armure tombe en lambeaux,
je le vois de là-haut.
Tout s’émiette, tout s’effrite.
Je ris.
Ce dernier pas de danse
devient ma délivrance.
Pourquoi tant de tapage ? Un dernier pas de danse
Nous n’sommes que de passage.
Chaque pas qu’on fait nous mène vers
les flammes ou bien sous terre ;
toujours vers la poussière.
Il n’y a pas d’énigme,
l’être se décline
et nous porte dans l’infime.
Mais quand l’âme devient lasse
l’esprit demande grâce.
Il attend patiemment
cette larme d’argent.
Pour répondre à l’appel :
déployer ses ailes,
se perdre dans
la nuit des temps.
Faut-il être aguerri
pour l’accueillir,
pour lui sourire ?
A chaque heure
on se meurt.
C’est mineur.
pour rompre la cadence.
Du bout des doigts je vous effleure
mais tout s’échappe enfin.
Plus rien ne me retient,j
je suis bien.
L’armure tombe en lambeaux,
je le vois de là-haut.
Tout s’émiette, tout s’effrite.
Je ris.
Ce dernier pas de danse
devient ma délivrance.
La liberté souillée
Tout un peuple bâillonné,
d'avoir déjà tant lutté,
demande à être relâché,
être enfin émancipé.
Il faudrait s'éparpiller,
à grande échelle militer,
dénoncer les droits bafoués
jamais ne les renouveler.
De sa cage rouillée,
la liberté souillée
dévoile ses plaies, ses cris.
On peut l'entendre hurler,
la liberté souillée,
chaque fois qu'on la meurtrie.
Tous ceux qui l'ont enfermée
font fi de nos poings levés.
Si ses liens peuvent la blesser
Rien ne pourra la tuer.
Il faut retrouver la clef,
à grande échelle la libérer.
Car d'elle on n'peut se passer,
et les rêves sont brisés.
De sa cage rouillée,
la liberté souillée
dévoile ses plaies, ses cris.
On peut l'entendre hurler,
la liberté souillée,
chaque fois qu'on la meurtrie.
Continuons d'avancer,
gardons nos poings levés,
pour tous les opprimés
qu'on ne doit pas oublier.
18 mai 2008
Demain je ne serai plus
Avant l’obscurité,
Fermer les yeux, espérer avoir fait de son mieux.
Une dernière pensée pour chaque personne aimée.
Oublier ces projets, ces désirs inachevés, pas commencés.
Ni le goût ni l’envie de profiter des derniers instants,
En finir tout simplement.
Je ne veux même pas lutter.
Demain je ne serai plus.
Ne pleurez pas, tout fini bien.
Quoi qu’on en dise,
Le plus dur à venir est pour vous qui restez.
A l’heure de vérité,
Insouciant et serein se jeter dans les bras du néant.
D’un pas léger, basculer de l’autre côté.
La vie s’arrête ici, l’accepter et partir.
Se sentir prêt, c’est avoir fait son deuil.
Attendre le dernier battement.
Je ne veux même pas lutter.
Demain je ne serai plus.
Ne pleurez pas, tout fini bien.
Quoi qu’on en dise,
Le plus dur à venir est pour vous qui restez.
Les maux
Ecoute, le silence n’est pas toujours mutisme,
C’est aussi, parfois, l’incapacité d’exprimer les maux.
Entends tous les non-dits, les pauses et les soupirs,
Derrière eux se cachent les maux.
Obliger la parole est un viol, un traumatisme.
Ne force pas la porte d’où chaque son est un mot.
