16 juin 2008
En attendant que le ciel pleure...
J'ai cru succomber
aux pas lents d'une danse.
Tu m'as tout donné,
ton âme, ta confiance.
Mystérieux et léger,
ce doux parfum d'éternité.
Mais comment arrêter
cette impossible cruauté,
quand lentement
se rapproche et condamne
un mur de sable qui t'emprisonne ?
Elle sourie, fait semblant,
mais se noie dans son néant.
La rivière asséchée
n'a plus de larmes à verser.
Au rythme effréné,
s'installe la distance.
Je n'ai su trouver
le chemin d'espérance.
Ton coeur pleure en silence
et mes doutes sont confirmés.
Car pour vaincre ta souffrance
des mots peuvent-ils te soulager ?
Depuis longtemps,
de cette vie insolente,
je vois le sable qui avance.
Elle sourie, fait semblant,
mais se noie dans son néant.
La rivière asséchée
n'a plus de larmes à verser.
Commentaires
LE DOUX BRUIT DE LA VIE
1 ) L'enfant est suivi des deux hommes-protecteurs. Il lève le doigt vers un autre homme. Ce dernier comprend que maintenant c'est terminé :
"C'est lui qui a fait ça.
- Je vais vous expliquer, dit l'homme montré par le petit doigt de l'enfant tremblotant.
- Veuillez nous suivre, SVP. disent les deux hommes protecteurs"
L'enfant a rompu le silence et commence son chemin délicat vers une paix à reconquérir.
2 ) La fille est tremblottante. Ces souvenirs lui font mal. C'est pour ça qu'elle a préféré attaquer plutôt que de se justifier. Lui a ressentit ça et garde ses distances pour ne pas l'accabler. Il sent le désaroi et voudrai agir bien.
Il se souvient : "j'ai dessiné cette croix sur le sol, je me suis mis à pleurer, et lorsque j'ai dit le mot "allez, au revoir", je me suis sentit tellement léger, libéré". Cette "au revoir" / "adieu" avait cassé 40 ans de silence.
Si elle pouvait imaginer cela...
3 ) Ils sont vieux. Cela fait des années qu'ils ne se sont vu. La circonstance est triste. Tous les gens sont là pour la même raison. Que c'était-il passé à l'époque ; plus personne ne le sait. Il se regarde. Il y a de la lourdeur, un passé. Ils se regardent et semble lutter contre une douleur intérieure. Leurs yeux commence à s'humidifier. Un halètement commence à monter et un sanglot sort soudain. L'un n'y pouvant plus va vers l'autres les bras ouverts et dit : "Pardon !!! ". Il noie ses yeux dans des larmes salvatrices. L'autre ouvre alors ses bras également et le sert pour toutes ces années où ces gestes avaient manqué.
POUR TOUS, AVOIR ROMPU LE SILENCE LEUR LAISSE AUGURER D'UN REDEMARRAGE.
Peut-être que le temps sert d'engrais à cette fleur-parole.
Amicalement. Kirikou.
Mais qui est Kirikou qui écrit divinement bien ?
Oui, peut-être que le temps sert d'engrais, reste juste à savoir ce qu'on en récolte.
ENGRAIS
Je ne suis pas botaniste, ni agriculteur.
Savoir ce qu'on récolte est parfois long est nécessite d'acquérir ou de ré-acquérir un savoir.
Il me semble que seul les amis vrais resteront au delà.
Une champ de vigne peut mettre jusqu'à quatre année pour redevenir sain. Seul le temps et un travail de ré-éducation permet de ne récolter que les fruits et non la mauvaise herbe.
Bon courage. Sincèrement, bon courage.
Je découvre en ce momment des sites ou les gens racontent leur lutte au quotidien.
Je n'ai pas de pitié.
Je n'ai pas de compassion.
J'ai beaucoup d'estime pour ceux qui lutte aprés avoir vécu des choses trés dure.
Echanger ces quelques lignes est quelque chose de trés important pour moi.
Kirikou
Moi non plus je n'ai ni pitié, ni compassion. J'éprouve juste beaucoup de peine. Beaucoup de peine parce que je crois que la vie est une lutte. Une lutte continuelle.
Seuls les amis vrais resteront au-delà. Je suis d'accord. Quoi qu'il arrive (l'éloignement, les rancoeurs...) il ne faut garder que le meilleur. Qui sait de quoi demain serait fait ? Il faut garder l'espoir qu'il nous reserve d'agréables surprises.
Finalement, on récolte ce que l'on sème et avec beaucoup d'amour on peut soulever des montagnes.
Mais là je m'égare je crois... *_-
J'ai beaucoup de plaisir à échanger avec toi. L'ouverture d'esprit est très important pour moi et tu sembles ne pas en manquer.
