28 juin 2008
jeux d'adultes
« De ceux qu’on aime on doit dépendre.
Ferme les yeux, je vais t’apprendre.
Ho oui, c’est neuf, bien malléable ;
L’intimité n’a plus sa place. »
Mon cœur palpite de frayeur
Quand eux crient « quelle saveur ! »
Les flammes lèchent c’qui fleuri,
Matière coulante de vos envies.
Aux yeux des grands,
Rien d’inquiétant.
Des jeux d’enfants
Tout simplement.
Pardonnez-moi mon père
Car vous avez pêché.
Pardonnez-moi ma mère
Mais j’ai été bafouée.
Gardez pour vous tous vos sermons
Puisqu’ils ne servent qu’à vos démons.
Vos jeux d’adultes sont une torture
Et la souillure plus qu’une insulte.
Du coup, votre esprit sans moral
Se joue de l’enfant qui a mal.
Depuis l’épine bien enfoncée,
Aucun répit ne m’est donné.
La chair si tendre, vive est brûlée
Et l’innocence est lacérée.
Ecartelée,
Ne pas pleurer.
Tout’chiffonnée
Faut oublier.
Pardonnez-moi mon père
Car vous avez pêché.
Pardonnez-moi ma mère
Mais j’ai été bafouée.
Gardez pour vous tous vos sermons
Puisqu’ils ne servent qu’à vos démons.
Haletante et apeurée,
Une petite âme brisée.
Seule se remet sur pieds.
