28 juin 2008
jeux d'adultes
« De ceux qu’on aime on doit dépendre.
Ferme les yeux, je vais t’apprendre.
Ho oui, c’est neuf, bien malléable ;
L’intimité n’a plus sa place. »
Mon cœur palpite de frayeur
Quand eux crient « quelle saveur ! »
Les flammes lèchent c’qui fleuri,
Matière coulante de vos envies.
Aux yeux des grands,
Rien d’inquiétant.
Des jeux d’enfants
Tout simplement.
Pardonnez-moi mon père
Car vous avez pêché.
Pardonnez-moi ma mère
Mais j’ai été bafouée.
Gardez pour vous tous vos sermons
Puisqu’ils ne servent qu’à vos démons.
Vos jeux d’adultes sont une torture
Et la souillure plus qu’une insulte.
Du coup, votre esprit sans moral
Se joue de l’enfant qui a mal.
Depuis l’épine bien enfoncée,
Aucun répit ne m’est donné.
La chair si tendre, vive est brûlée
Et l’innocence est lacérée.
Ecartelée,
Ne pas pleurer.
Tout’chiffonnée
Faut oublier.
Pardonnez-moi mon père
Car vous avez pêché.
Pardonnez-moi ma mère
Mais j’ai été bafouée.
Gardez pour vous tous vos sermons
Puisqu’ils ne servent qu’à vos démons.
Haletante et apeurée,
Une petite âme brisée.
Seule se remet sur pieds.
Déréliction
Je tombe dans ce vide
au fond de moi,
malgré tous les rires
autour de moi.
La solitude parfois
c'est ça.
Et toutes ces questions
qui ne mènent à rien.
Fuir les tentations
qui virent au chagrin.
La déréliction est en action.
Je glisse lentement, quand ça me prend.
Rien ne peut anéantir cette folle envie de fuir.
La déréliction, sa réclusion.
Quand elle me lape, je n'y échappe.
Une pilule delirium qui atteint son summum.
Baie gorgée de soleil.
Où ça ?
J'attends cette trêve,
crois moi.
Mettre un terme au débat.
Aide moi.
Incapable d'agir
quand tout n'est d'effarements,
je n'aspire qu'à dormir
pour rompre l'isolement.
La déréliction est en action.
Je glisse lentement, quand ça me prend.
Rien ne peut anéantir cette folle envie de fuir.
La déréliction, sa réclusion.
Quand elle me lape, je n'y échappe.
Une pilule délirium qui atteint son summum.
C'est comme un automate
que je pars et m'élance
dans cette course effrénée
où il n'y a pas d'arrêt.
Dans la bouche goût de peine.
Je saigne.
Où est la sortie ?
Le sablier s'est écoulé
Mais où est la sortie ?
et le fruit s'est pourri.
La déréliction est en action.
Je glisse lentement, quand ça me prend.
Rien ne peut anéantir cette folle envie de fuir.
La déréliction, sa réclusion.
Quand elle me lape, je n'y échappe.
Une pilule delirium qui atteint son summum.
16 juin 2008
Je vais bien
A mon mari, mon complice
Seule, la vie est un supplice.
Puisque le point est final
Dans l’hiver d’une pierre tombale
Je me nourri du pétillant
Dont débordent les amants.
Ils sont partis à 4 - Ta femme va bien
3 ont survécus - Ta femme va bien
A ma confidente, maman
Plaie béante, ta chaire est en sang.
Viens reboucher les crevasses
De mes pantins d’angoisses.
Ma voix est si fatiguée
De tant crier, de tant hurler.
Ils sont partis à 4 - Ta fille va bien
2 ont survécus - Ta fille va bien
Les questions s’entrent choc
Avez-vous comprit le drame ?
Avez-vous sentit les flammes ?
A l’idée, je suffoque.
A mes deux anges, mes deux bébés
Seule à part soit, comme un oubli.
Toutes ces larmes et tous ces cris
Que personne d’autre ne perçoit
Laissent un goût âcre au fond de moi.
Vous mes deux anges, vous mes bébés.
Ils sont partis à 4 - Maman va bien
Aucun n’est revenu - Maman va bien
Un seul pourtant est reparu.
Celui qui avait trop bu ;
Qui sans l’ombre d’un doute
A voulu prendre la route.
Regarde moi et dis moi
Que je vais bien, si je vais bien.
Regarde moi et dis moi
Combien je vais en moins…
Les questions s’entrent choc
Avez-vous comprit le drame ?
Avez-vous sentit les flammes ?
A l’idée, je suffoque.
En attendant que le ciel pleure...
J'ai cru succomber
aux pas lents d'une danse.
Tu m'as tout donné,
ton âme, ta confiance.
Mystérieux et léger,
ce doux parfum d'éternité.
Mais comment arrêter
cette impossible cruauté,
quand lentement
se rapproche et condamne
un mur de sable qui t'emprisonne ?
Elle sourie, fait semblant,
mais se noie dans son néant.
La rivière asséchée
n'a plus de larmes à verser.
Au rythme effréné,
s'installe la distance.
Je n'ai su trouver
le chemin d'espérance.
Ton coeur pleure en silence
et mes doutes sont confirmés.
Car pour vaincre ta souffrance
des mots peuvent-ils te soulager ?
Depuis longtemps,
de cette vie insolente,
je vois le sable qui avance.
Elle sourie, fait semblant,
mais se noie dans son néant.
La rivière asséchée
n'a plus de larmes à verser.
03 juin 2008
l'histoire a ses refrains
Premier souffle de vie
qui s’étire vers une longue agonie.
Quel est ce jeu de malheur
Qui compte moins de rires que de pleurs ?
On peut lire la souffrance
Dans les yeux de nos semences.
Mais quel est ce malin
Qui tirent les ficelles de nos destins ?
L'histoire a ses refrains.
Tu peux hurler tous tes remords
mais ça ne changerait rien.
L'histoire a ses refrains.
Tu peux cracher ta haine plus fort.
Mais fais le pour demain.
Entends le ciel qui gronde
Quand au loin tonnent les bombes
C’est un cauchemar sans fin
N’y pouvons-nous vraiment rien ?
Et devant tant d’horreurs
Comment croire en un monde meilleur ?
L’écho de ton silence
Rend la blessure intense.
L'histoire a ses refrains.
Tu peux hurler tous tes remords
mais ça ne changerait rien.
L'histoire a ses refrains.
Tu peux cracher ta haine plus fort.
Mais fais le pour demain.
Le monde va bien mal tu sais,
Et rien ne pourra effacer tant de plais.
Tout ce gâchis est notre affaire,
Comment peut-on continuer à se taire ?
Pour tous ces sacrifices,
Vécus comme autant de supplices,
Toi tu fermes les yeux
En signe de désaveux.
L'histoire a ses refrains.
Tu peux hurler tous tes remords
mais ça ne changerait rien.
L'histoire a ses refrains.
Tu peux cracher ta haine plus fort.
Mais fais le pour demain.
Dernier souffle de vie
Qui se mêle à une triste mélodie.
Quel fût ce jeu de malheur
Où s’unissaient peur et terreur ?
Les leçons de l’histoire
Ne seraient-elles que provisoires ?
Entends le ciel qui gronde
Quand au loin tonnent les bombes.
Ne me demandez pas
Ne me demandez pas
d'être
ce que je ne suis pas.
Du tréfonds de ma peine
c'est ma force qui décline.
Ne me demandez pas
d'être
ce que je ne suis pas.
C'est en moi qu'est le mal.
Voyez mon désarroi.
Ne me demandez pas
d'être
ce que je ne suis pas.
Du tréfonds de ma peine
c'est ma force qui décline.
Ne me demandez pas
d'être
ce que je ne suis pas.
C'est en moi qu'est le mal.
Voyez mon désarroi.
d'être
ce que je ne suis pas.
Du tréfonds de ma peine
c'est ma force qui décline.
Ne me demandez pas
d'être
ce que je ne suis pas.
C'est en moi qu'est le mal.
Voyez mon désarroi.
