03 novembre 2008
Petite fille
Petite fille qui n'a plus sommeil
Elle cherche le soleil.
Sa poupée lui souffle à l'oreille
Volons vers des merveilles.
Ici tout est colère
Au couleur de l'enfer.
Petite fille, a vif écorchée,
Elle cherche à se cacher.
Sa poupée l'entend sangloter
Elle veut la soulager.
Ici tout est colère
Au couleur de l'enfer.
Petite fille veut rompre ses liens
Elle cherche le moyen.
Sa poupée lui donne la main
Pour changer son destin.
Ici tout est colère
Au couleur de l'enfer.
28 juin 2008
jeux d'adultes
« De ceux qu’on aime on doit dépendre.
Ferme les yeux, je vais t’apprendre.
Ho oui, c’est neuf, bien malléable ;
L’intimité n’a plus sa place. »
Mon cœur palpite de frayeur
Quand eux crient « quelle saveur ! »
Les flammes lèchent c’qui fleuri,
Matière coulante de vos envies.
Aux yeux des grands,
Rien d’inquiétant.
Des jeux d’enfants
Tout simplement.
Pardonnez-moi mon père
Car vous avez pêché.
Pardonnez-moi ma mère
Mais j’ai été bafouée.
Gardez pour vous tous vos sermons
Puisqu’ils ne servent qu’à vos démons.
Vos jeux d’adultes sont une torture
Et la souillure plus qu’une insulte.
Du coup, votre esprit sans moral
Se joue de l’enfant qui a mal.
Depuis l’épine bien enfoncée,
Aucun répit ne m’est donné.
La chair si tendre, vive est brûlée
Et l’innocence est lacérée.
Ecartelée,
Ne pas pleurer.
Tout’chiffonnée
Faut oublier.
Pardonnez-moi mon père
Car vous avez pêché.
Pardonnez-moi ma mère
Mais j’ai été bafouée.
Gardez pour vous tous vos sermons
Puisqu’ils ne servent qu’à vos démons.
Haletante et apeurée,
Une petite âme brisée.
Seule se remet sur pieds.
16 juin 2008
En attendant que le ciel pleure...
J'ai cru succomber
aux pas lents d'une danse.
Tu m'as tout donné,
ton âme, ta confiance.
Mystérieux et léger,
ce doux parfum d'éternité.
Mais comment arrêter
cette impossible cruauté,
quand lentement
se rapproche et condamne
un mur de sable qui t'emprisonne ?
Elle sourie, fait semblant,
mais se noie dans son néant.
La rivière asséchée
n'a plus de larmes à verser.
Au rythme effréné,
s'installe la distance.
Je n'ai su trouver
le chemin d'espérance.
Ton coeur pleure en silence
et mes doutes sont confirmés.
Car pour vaincre ta souffrance
des mots peuvent-ils te soulager ?
Depuis longtemps,
de cette vie insolente,
je vois le sable qui avance.
Elle sourie, fait semblant,
mais se noie dans son néant.
La rivière asséchée
n'a plus de larmes à verser.
03 juin 2008
l'histoire a ses refrains
Premier souffle de vie
qui s’étire vers une longue agonie.
Quel est ce jeu de malheur
Qui compte moins de rires que de pleurs ?
On peut lire la souffrance
Dans les yeux de nos semences.
Mais quel est ce malin
Qui tirent les ficelles de nos destins ?
L'histoire a ses refrains.
Tu peux hurler tous tes remords
mais ça ne changerait rien.
L'histoire a ses refrains.
Tu peux cracher ta haine plus fort.
Mais fais le pour demain.
Entends le ciel qui gronde
Quand au loin tonnent les bombes
C’est un cauchemar sans fin
N’y pouvons-nous vraiment rien ?
Et devant tant d’horreurs
Comment croire en un monde meilleur ?
L’écho de ton silence
Rend la blessure intense.
L'histoire a ses refrains.
Tu peux hurler tous tes remords
mais ça ne changerait rien.
L'histoire a ses refrains.
Tu peux cracher ta haine plus fort.
Mais fais le pour demain.
Le monde va bien mal tu sais,
Et rien ne pourra effacer tant de plais.
Tout ce gâchis est notre affaire,
Comment peut-on continuer à se taire ?
Pour tous ces sacrifices,
Vécus comme autant de supplices,
Toi tu fermes les yeux
En signe de désaveux.
L'histoire a ses refrains.
Tu peux hurler tous tes remords
mais ça ne changerait rien.
L'histoire a ses refrains.
Tu peux cracher ta haine plus fort.
Mais fais le pour demain.
Dernier souffle de vie
Qui se mêle à une triste mélodie.
Quel fût ce jeu de malheur
Où s’unissaient peur et terreur ?
Les leçons de l’histoire
Ne seraient-elles que provisoires ?
Entends le ciel qui gronde
Quand au loin tonnent les bombes.
29 mai 2008
La liberté souillée
Tout un peuple bâillonné,
d'avoir déjà tant lutté,
demande à être relâché,
être enfin émancipé.
Il faudrait s'éparpiller,
à grande échelle militer,
dénoncer les droits bafoués
jamais ne les renouveler.
De sa cage rouillée,
la liberté souillée
dévoile ses plaies, ses cris.
On peut l'entendre hurler,
la liberté souillée,
chaque fois qu'on la meurtrie.
Tous ceux qui l'ont enfermée
font fi de nos poings levés.
Si ses liens peuvent la blesser
Rien ne pourra la tuer.
Il faut retrouver la clef,
à grande échelle la libérer.
Car d'elle on n'peut se passer,
et les rêves sont brisés.
De sa cage rouillée,
la liberté souillée
dévoile ses plaies, ses cris.
On peut l'entendre hurler,
la liberté souillée,
chaque fois qu'on la meurtrie.
Continuons d'avancer,
gardons nos poings levés,
pour tous les opprimés
qu'on ne doit pas oublier.
